Les conseils les plus cool pour que votre enfant coopère

Pas de punition ? Pas de conséquence imposée ? C’est de la folie ! Les enfants vont mal tourner ! C’est dérouler le tapis rouge aux enfants-rois !

Faux ! 

Quoi ? Oui, oui, c’est bien beau la théorie mais comment tu fais pour qu’ils fassent les choses qu’ils « doivent » faire ? Comment les faire se brosser les dents / aller au lit / faire leurs devoirs ? Qu’est-ce que tu fais quand ils font quelque chose de mal ? Par quoi tu remplaces la punition ?

Ben, je fais un truc génial : je facilite la coopération.

Faciliter la coopération par l’empathie : une utopie ?

Quand j’ai commencé à ouvrir les yeux sur l’éducation bienveillante, j’avais des pensées qui tournaient dans ma tête du style : Et s’ils désobéissent ? Il doit y avoir des conséquences, des sanctions ! Ils ne peuvent pas simplement s’en sortir comme ça et me mener par le bout du nez.

Mais clairement, j’ai bien vu que les punitions et les sanctions ne fonctionnent pas si ce que je souhaite transmettre à mes enfants c’est de la coopération, de la confiance et du respect.

Les choses ont vraiment changé quand j’ai pris conscience que les enfants ne veulent pas nous manipuler, ne nous cherchent pas, ne sont pas des petits montres qui font tout ce qu’ils peuvent pour nous faire ch***.

Même si, lorsqu’on a la tête dans le guidon ou que les conflits s’accumulent, c’est ce qui peut sembler être la réalité.

Mais non, les enfants veulent être entendus et surtout RESPECTES.

Une fois que j’ai commencé à regarder mon ainée comme une personne entière et non comme une demi-personne qui avait besoin d’être façonnée et changée, j’ai pu la traiter avec respect. J’ai commencé à lui parler comme si je parlais à quelqu’un que je respecte (mon conjoint, mes amis, mes collègues).

Et ça a juste fait une ENORME différence dans son comportement.

Imaginez ! J’ai arrêté de lui donner des ordres (ce que je n’ai fait à personne d’autre que mes enfants, soit dit en passant ! ) et elle a commencé à se comporter nettement mieux !

Honnêtement, je ne me souviens pas avoir pris une décision consciente de ne pas la punir mais ça a naturellement évolué. Et plus je faisais preuve d’empathie et plus je facilitais la coopération. , Plus je faisais d’effort pour parler à ma fille avec respect, et plus les choses s’amélioraient.

Lorsque j’ai commencé à faciliter la coopération en sollicitant son aide pour résoudre les problèmes et lorsque j’ai boosté son envie sincère de contribuer aux tâches de la famille, les sanctions et les punitions sont devenues inutiles.

 

Contribuer dans la tribu est un devoir

Selon moi, il est important que les enfants apprennent que la famille n’est pas une « institution de service ». Ils doivent donc contribuer aux tâches de la maisonnée.

Mais cela doit se faire naturellement, en fonction des capacités, des compétences de l’enfant, du nombre d’enfants et des besoins de la famille. Que cela soit fait en comptant sur la générosité naturelle et spontanée des enfants ou bien selon une répartition des tâches bien définies.

Dans une tribu où on respecte chacun des membres, tout le monde doit participer.

Souvent jusqu’à 10 ans environ, les enfants ont naturellement envie de coopérer.

En général vers 10 ans, les relations et les trucs qu’ils font à l’extérieur de la famille deviennent plus importants.

Il ne s’agit pas alors de les laisser éviter de contribuer. Mais nous devons apprendre à ignorer leurs plaintes, leurs soupirs et se rappeler que ces sentiments négatifs ne sont pas dirigés contre nous mais contre les tâches et devoirs qui leurs sont imposés.

Les enfants ne veulent pas participer très souvent dans des contextes particuliers (sic J. Jull) :

  • quand leurs besoins de base ne sont pas satisfaits
  • quand les adultes se disputent à propos de la répartition des tâches
  • quand les parents prennent sur eux une grande part de la responsabilité et des tâches de la maison sans laisser de place à la responsabilité personnelle des enfants.
  • quand les adultes considèrent que les tâches du quotidien sont des corvées qui se mettent en travers de leur vie, les enfants plein de bon sens, évitent le plus possible de s’y mettre.

La meilleure solution pour sortir des conflits dans ce domaine, c’est de faire les choses ensemble, soit toute la famille, soit deux par deux.

Les enfants n’aiment pas faire les corvées mais ils aiment être avec leur parent.

C’est dans la famille qu’on apprend des compétences sociales, qu’on découvre ses propres limites et celles des autres. C’est essentiel de voir combien c’est important de coopérer, de faire attention à soi et aux autres… Avec le cœur et dans la bonne humeur si possible !

Chacun fait sa part !

Comment booster leur envie de coopérer

1. Coopérer avec quelqu’un implique de s’intéresser à qui il est. Donc :

  • Intéressez-vous à vos enfants ni pour ce qu’ils font, ni pour leurs résultats scolaires mais pour ce qu’ils sont.
  • Incluez le plus possible les enfants dans les prises de décisions dans ce qui les concerne et ce qui concerne la famille. C’est important que chacun se sente entendu et pris au sérieux. Quand les enfants sentent qu’ils ont une vraie place dans la famille, ils ont envie de coopérer.
  • Organisez des conseils de famille où chacun à la parole, où les liens se resserrent, où l’équipe se sent soudée.

2. Faites en sorte que les enfants ne voient pas les tâches comme des corvées mais plutôt comme une activité qui permet d’apprendre, de prendre soin de soi, de prendre soin de ses affaires, de faire des choses pour la communauté. Faites en sorte qu’ils aient une image positive des tâches du quotidien.

3. Dites-lui sincèrement ce que son aide signifie pour vous : « Merci beaucoup Norah ! On forme une belle équipe… Ensemble, c’est plus agréable et ça va plus vite (même si quand ils sont petits ça va plus vite quand on le fait tout seul mais chut ;-)).  Et puis maintenant que le travail est fait, on a plus de temps pour s’amuser ensemble ! Et amusez-vous vraiment !

4. Concentrez-vous sur le positif ! C’est pas parfait ? On s’en fiche ! Il a coopéré. Il a contribué et ça mérite d’être remarqué !

Donc, si dans les placards de votre fils, c’est le gros bazar, appréciez au moins qu’il range ses vêtements.

Si votre fille met un temps fou à finir de faire la vaisselle parce qu’elle bavarde tout le temps au téléphone, lâchez prise et acceptez que c’est à elle de décider comment rendre plus agréable la tâche à effectuer.

Et s’il y a des traces sur la table du salon, remarquez-les uniquement pour vous rappeler que ce n’était pas à vous de le faire cette semaine et que vous avez pu profiter de ce temps !

5. N’abandonnez pas ! Et ne soyez pas non plus exaspéré.

Vous répétez sans cesse les consignes ? Ils oublient tout le temps les tâches à effectuer ? Oui, je sais mais gardez votre sens de l’humour et votre entrain pour répéter et inviter votre enfant à participer.

N’abandonnez pas, gardez un rôle de manager qui motive son équipe. C’est la seule façon de créer une habitude.

Bien sûr, leur rappeler la consigne ne veut pas dire les harceler. Faites attention au ton de votre voix. Jouez sur le rire, l’autodérision, l’absurde jusqu’à ce que tout le monde se marre. Si le stress disparaît, les rapports de force disparaissent et tout le monde aime coopérer. Un peu de légèreté dans ce monde de brutes !

6. Sollicitez leur aide par le jeu et l’humour.

Vous vous dites peut-être : où vais je trouver l’énergie et le temps de …. ? Mais pensez au temps gaspillé à lutter, supplier ou s’énerver.

A mon sens, cela vaut toujours la peine d’investir du temps, même si l’objectif, au bout du compte, reste d’en gagner. Et puis, quand tout le monde s’amuse, les corvées n’en sont plus !

 

Allez, au boulot tout le monde ! 😉

 

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