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Quand être une maman hypersensible et à haut-potentiel n’est plus zarbi

Je t’avais déjà partagé (dans cet article « Au secours, je suis une maman hypersensible« ) que j’avais assumé mon hypersensibilité très tard, en devenant maman. Et par contre, je n’ai jamais eu l’occasion de me confier à toi sur le sujet de la douance. 

Encore plus tard, j’ai découvert que j’étais une femme à haut-potentiel, une zèbre. C’est grâce à mes enfants que j’ai enfin réussi à mettre des mots sur ce sentiment de solitude, cette impression d’être bizarre, de venir d’une autre planète. Notamment grâce à ma fille ainée. Très vite, son papa et moi avons détecté sa différence. Bien sûr, je ne me suis pas du tout reconnue dans sa façon d’être. Et pourtant… Je te raconte comment ça s’est passé.

La colère, la tristesse, la jalousie... quand les émotions s'en mêlent

J’étais déjà dans un processus d’éducation consciente et bienveillante dès la grossesse. Mais bien sûr, quand je suis devenue maman, je me suis rendue compte que la parentalité consciente était très difficile à appliquer et à incarner au quotidien.

Ma fille me faisait vivre des moments très inconfortables. Des moments tellement durs à vivre ! Elle me poussait dans mes retranchements. Il m’arrivait de réagir fortement, violemment quand je ne savais plus quoi faire.

Jusqu’à me rendre compte que tout ce que mon enfant était en train d’exprimer, c’était juste des choses que je n’avais pas pu vivre enfant.

Je n’avais pas pu être écoutée et acceptée telle que j’étais. En tout cas, j’avais le sentiment de devoir m’adapter à la norme, cacher les idées, les émotions, les interrogations qui semblaient déranger si fortement les adultes autour de moi.

Alors je me suis adaptée, fondue dans la masse et même suradaptée (jusqu’à décompenser, jeune adulte, en tombant dans la dépression).

Et quand je voyais ma fille, qu’on autorisait – qui s’autorisait elle-même – à s’exprimer haut et fort, à bousculer les codes et à relever les injustices,

  • je sentais en moi une colère énorme. Parce que ma petite fille intérieure considérait que ce n’était pas juste d’avoir été empêchée de faire ça. J’étais en colère contre ma propre fille de me renvoyer, inconsciemment, dans des souvenirs difficiles, dans cette frustration de ne pas avoir pu vivre cette pleine expression de soi. Je lui en voulais, j’étais jalouse. Quelle honte d’être jalouse de ma propre fille !
  • Je vivais aussi une profonde tristesse sans savoir qu’elle en était la cause. Je me sentais très triste de ne pas la comprendre, de ne pas réussir à l’accompagner comme je souhaitais, de ne pas être la maman consciente et bienveillante que je voulais être.
  • J’étais désespérée de ne pas trouver les ressources en moi. Là encore, c’était une émotion enfouie de ma petite fille intérieure. Elle était triste d’avoir du se cacher, d’avoir construit un faux-self. Et elle était triste parce que je l’avais laissée tomber. Mon faux-self avait pris tellement de place pour répondre aux attentes des autres (mes parents, fratrie, prof, conjoint, amis….)   qu’elle était toute triste.
  • Et c’est cette énergie que je ressentais quand ma fille avait des comportements qui me dépassaient, qui me réactivaient et auxquelles je réagissais de manière disproportionnée. J’étais démunie.

 

Et donc, c’est grâce à ma fille et à l’inconfort qu’elle m’a fait vivre que j’ai réussi à libérer ma petite fille intérieure et à aller voir ce qui se jouait en sous-marin. Et en fait, ce qui se jouait en moi, c’est ce qui se joue pour énormément de femme en général et de manière plus intense pour les femmes hypersensibles et pour les femmes à haut-potentiel. (Pourquoi ? J’en reparlerai certainement dans un autre article).

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Illustration de Gr@fit

Les déclics qui ont amorcé ma transformation

Deux déclics m’ont aidée à prendre conscience que je ne voulais plus vivre cette tristesse, cette culpabilité, cette colère. Que je ne voulais plus vivre ces réactions excessives envers ma fille.

  • Le 1er choc c’était la fois où j’ai vu la peur dans les yeux de ma fille quand j’ai, encore une fois, crié sur elle.
  • Le 2ème déclic c’était lors de son entrée à l’école maternelle. J’ai vu que le système ne lui convenait pas. J’ai vu des étincelles s’éteindre petit à petit dans ses yeux.   J’ai eu un flash :   « Waouh,   elle est en train de se conformer à quelque chose qui ne lui convient pas. »
    Et là, mon histoire a rejailli encore plus fort. Du fait que moi je me suis conformée, que cela a fait des dégâts sur mon estime de moi et que j’ai attendu très tard avant de pouvoir m’en libérer.

En fait, avant de me sortir les fesses de la marmite d’eau bouillante (c’est comme ça que j’appelle la situation où on est vraiment le nez dans la crotte), j’ai attendu que toute ma famille soit dans la marmite d’eau bouillante pour me rendre compte qu‘il fallait faire quelque chose. Il était urgent de décider de me défaire de cette situation intenable pour changer mes réactions pour de ne pas abimer ma fille.

Et avec ces déclics déterminants, j’ai posé deux intentions très fortes :

  1. Je veux déjà qu’elle ne vive pas la même chose que moi. Je veux qu’elle soit libre d’être qui elle est, qu’elle accueille ses émotions, qu’elle assume toutes les parties d’elles.
  2. Je veux que, moi, je me libère des nœuds de mon histoire, des verrous, des masques parce que je ne veux plus vivre ces colère, jalousie, frustration, peurs….

Je veux changer les choses, je veux sortir de la marmite d’eau bouillante !

Et surtout, je ne veux plus y retourner. Et pour ne plus y retourner, il a fallu que je comprenne ce qui se joue dans nos spécificités. Celles de ma fille et les miennes. Parce que même si nous sommes, toutes les deux, deux zèbres hypersensibles, on a des manières d’être au monde complètement différentes. Chaque personne atypique est singulière. Il s’agit de comprendre déjà, ce qui se joue en elle, ce qui se joue en moi et de comprendre comment nous en sommes arrivées là.

Et puis, c’est quoi les pièges à éviter pour ne pas retourner dans la marmite ? Il est important de les déceler aussi. J’ai donc entrepris ce travail d’exploration et de libération qui n’est pas toujours confortable mais qui est juste une évidence pour aller vers plus de joie, plus de cohérence et plus de confiance pour accompagner au mieux mes deux enfants. C’est ce chemin qui m’a permis de me sentir complète sans avoir besoin d’être parfaite. Et donc à lâcher les masques.

Finalement, en partant de l’observation de ma fille, de ces comportements, de sa différence, de l’effet miroir que ça m’a fait, j’ai appris, moi aussi :

  • à me regarder dans le miroir,
  • à éclaircir mon reflet,
  • à apprécier mon reflet, c ‘est-à-dire accepter toutes les facettes de moi pour réussir à vivre pleinement,
  • à incarner la maman consciente que je veux être qui était encore bloquée par certaines stratégies,
  • à laisser ce reflet rayonner dans tous les domaines de ma vie.

Me réconcilier avec mon propre reflet me permet aujourd’hui d’être un modèle inspirant pour ma fille.

Et l’accompagnement des mamans atypiques, d’enfants atypiques, est tout naturellement devenue une passion pour moi. Grâce à mon parcours, à mes expériences, à mes formations, mes accompagnements, j’ai crée la méthode REFLET pour t’aider à faire de ta sensibilité une force pour accompagner ton enfant.

Ce voyage que je continue à faire, c’est le merveilleux voyage de toute une vie. Si tu es prête à vivre cette belle transformation, n’attends pas, embarque avec moi en cliquant ici : Embarcation immédiate pour une transformation lumineuse ! Suis-moi, je connais le chemin. 😉 

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