Comment moins écouter son ego de parent pour mieux ouvrir son coeur ?

Après avoir lu « Le jour où je me suis aimé pour de vrai » De serge Marquis et « Cœur de cristal » de Frédéric Lenoir, j’ai eu envie de vous parler de l’égo parental.

Notre ego nous joue des tours avec les enfants dans de nombreuses situations du quotidien.

  • mamie se vexe parce que son petit fils ne lui fait pas de bisous pour dire bonjour
  • papa s’étend sur le côté « petit génie » de son fils
  • ou bien il s’agace parce que sa fille ne veut pas goûter le repas qu’il a préparé
  • maman est vexée parce que sa fille n’applique pas sa super méthode pour faire ses devoirs
  • je veux qu’il m’obéisse. Il n’en fait qu’à sa tête et la moutarde me monte au nez.

Nous vivons tous des situations similaires où notre petit ego s’agite et nous déconnecte de notre cœur. Dans cet article, des situations quotidiennes où notre ego est aux commandes et des astuces pour ouvrir encore plus  notre coeur à nos enfants. 

Notre égo aux commandes

Eduquer un mini-moi

Cela commence quand on voit nos enfants comme des mini-moi.

Déjà, quand tout le monde, dès la naissance, cherche absolument une ressemblance physique avec l’un des membres de la famille. Et que même s’il n’y a décidément aucune ressemblance flagrante, les ego des uns et des autres en inventent avec la grand-mère ou bien l’arrière grand-oncle.

Mon ego de parent peut alors être blessé quand les ressemblances sont flagrantes du côté du papa ou au contraire flatté quand je pense avoir enfanté un mini-moi.

Il n’y a pas que d’un point vue physique, mais même en général, quand les parents voient leurs enfants comme des reflets d’eux-mêmes plutôt que comme des individus séparés, cela peut être une manifestation de l’ego parental.

Quand vous êtes parent, il est crucial que vous réalisiez que vous n’accompagnez pas un « mini-moi « , mais un esprit libre avec sa propre signature. Pour cette raison, il est important de séparer qui vous êtes de qui est chacun de vos enfants.

Quand nous savons cela dans les profondeurs de notre coeur, nous adaptons notre éducation à leurs besoins, plutôt que de les mouler pour répondre à nos besoins.

Par ailleurs possédons nous nos enfants ? Est ce que ce sont MES enfants ?

Nos enfants ne sont pas nos enfants, ils sont les filles et les fils de l’appel de la vie à elle-même.

Comparer les enfants

Quand mon petit ego s’agite à bien vérifier que ma fille passe les étapes au « bon » rythme, à m’assurer qu’elle n’est pas en retard par rapport à son cousin ou à me réjouir que c’est un petit génie comparer à la fille de mes amis.

Que signifie ce besoin de montrer aux autres la précocité de son enfant ? Le fait-on pour lui ou pour nous ? D’où ça vient ? est-ce vraiment la joie pure de le voir s’épanouir ou notre ego qui s’affole ?

Juger les parents

Notre ego est aux commandes quand nous rendons les parents systématiquement responsables des conséquences du comportement de leurs enfants.

Lorsqu’un enfant affiche un comportement jugé inapproprié sur le plan social, les parents sont jugés et même publiquement blâmés.

Je suis convaincue que la société devrait jouer un plus grand rôle en soutenant, plutôt qu’en jugeant, les parents en difficulté.

Du coup, nous voilà à juger les autres parents très vite car il faut se le dire, c’est pratique ! Oh oui, on critique souvent chez les autres ce qu’on ne veut pas voir chez soi.

C’est une super stratégie pour nous éviter de nous remettre en question et de prendre nos responsabilités. Posons nous la question dès que l’envie de critiquer ou de juger arrive : Sur quelle partie de moi ce qui m’agace fait-il miroir ?

Se rendre indispensable

Mes enfants se débrouillent bien sans moi et ça me vexe ! C’est encore Egoman qui cause ! 😉

A quels moments mon enfant a vraiment besoin de moi ? Est-ce que j’anticipe son besoin ou est-ce que j’attends qu’il demande clairement quelque chose ? Est ce que je reste disponible ou est-ce que je lui coupe l’herbe sous le pied et je lui saute dessus dès le moindre petit grincement ?

Savoir mieux qu’eux

Et oui, les adultes ont tendance à croire qu’ils savent mieux que les enfants ce qui est bon pour eux. L’adulte se positionne en tant que sachant même pour leurs besoins naturels : mettre un pull même si l’enfant n’a pas froid, aller dormir même s’il n’est pas fatigué, attendre le repas même s’il a déjà faim…

« C’est souhaitable que tu fasses du hand-ball même si tu préfères le football. »

« Fais une filière scientifique, ça t’ouvrira plus de portes. »

Faisons-nous confiance à nos enfants ? Leur offrons-nous la possibilité de se réaliser pleinement ?

Croire que l’on sait mieux qu’eux entretient cet abus de pouvoir qui se transmet de génération en génération.

Nous souhaitons qu’il obéisse. Il s’oppose ou nous contredit. Nombreuses sont les situations où nous voulons avoir raison. Mais avoir tort ou raison n’existe que sur le plan de l’ego.

Sur le plan du vivant, il y a la relation. En face de nous, il y a une personne qui a besoin d’être accueillie avec bienveillance pour ce qu’elle est.

Prenons soin de la relation plutôt que de notre ego.

Tout contrôler

Je suis au taquet, tous mes radars sont allumés. Je surveille tout et j’entends tout !

Je repasse derrière eux si j’estime qu’ils n’ont pas bien fait quelque chose.

De toute façon, je m’épuise car je ne suis satisfaite que par ma façon de faire. Du coup, je vais tout faire et le leur reprocher !

Et puis, si je contrôle tout, je vais juste les inciter à mentir, à faire des choses derrière mon dos, ne pas solliciter mon avis…

Vouloir les sauver

J’imagine tous les dangers et j’anticipe à sa place. « Attention, tu vas te faire mal », « ça va mal finir » …

Mon pauvre petit est faible et vulnérable et il a besoin de moi pour le sauver du monde extérieur.

En agissant ainsi, je ne fais que lui transmettre mes propres peurs.

Egoman nous amène à confondre être attaché et aimer. Egoman a tout le temps peur de perdre ce qu’il croit posséder. Cela l’empêche de découvrir ce qu’aimer veut vraiment dire.

L’ego, kesako ?

J’aime la définition de Serge Marquis dans « Le jour où je me suis aimé pour de vrai ». Il dit ceci.

« L’ego est un oignon ! C’est un oignon formé d’innombrables pelures identitaires. Chaque pelure est ajoutée aux précédentes en fonction du caractère unique qu’il confère à une personne. Elles sont fabriquées par un processus neurologique – une sorte d’usine biologique – que l’on appelle « processus d’identification ».

Sous l’effet du aux hormones du stress, vous êtes prêts à défendre chaque pelure identitaire comme s’il en allait de votre survie. A cause de l’attachement aux pelures. C’est la peur de perdre ou de ne jamais avoir assez. »

L‘ego s’offusque, l’intelligence s’indigne. L’ego se ferme, l’intelligence observe. L’ego résiste, l’intelligence écoute. L’ego se défend, l’intelligence partage. L’ego envie, l’intelligence se réjouit. L’ego veut, l’intelligence donne. L’ego frappe, l’intelligence éduque. L’ego se sent humilié, l’intelligence compatit. L’ego hait, l’intelligence aime. L’ego lance des cailloux, l’intelligence soigne les blessures.

 

Impossible de supprimer l’ego. La bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes pas notre ego. Pour être clair, nous ne sommes ni un oignon, ni aucune de ses pelures.

Nous sommes plutôt « ce qui en nous ne vieillit jamais ».

Cette magnifique expression empruntée à Marie de Hennezel se réfère à nos capacités d’être présent, d’aimer, de savourer, de créer, de transmettre, d’apprendre, de communiquer, de s’émerveiller, de résoudre des problèmes ainsi qu’à d’autres capacités associées au pouvoir de la présence et de l’intelligence humaine.

Une personne qui laisse son ego prendre les commandes est une personne qui ne se connait pas encore elle –même. Qui ne connait pas encore la différence entre ses pelures d’oignon et ce qu’elle est réellement.

En cheminant, elle pourra laisser aller toutes les pelures d’oignons qu’elle n’est pas.

Nous avons besoin de faire preuve d’une belle humilité en tant que parent. Celle qui nous permet de grandir avec nos enfants en lâchant d’anciens automatismes qui nous empêchent d’avancer.

Les enfants nous aident à comprendre ce que nous sommes vraiment. Pas ce que nous croyons être.

Le monde de l’ego a fait son temps ! il faut maintenant entrer dans l’autre monde : la présence. Nous devons passer de la boule agitée à celle qui est vide et apaisée. De la tête pleine de pensées à la tête pleine de silence.

Astuces pour ouvrir son coeur

Méditer en pleine conscience

Méditer n’est pas un truc ésotérique. C’est juste un entrainement de l’esprit. C’est ramener mon intention à ce qui est ici et maintenant. C’est observer où est mon attention. C’est revenir à ce que mes sens sont en train de vivre.

Par exemple si je commente dans ma tête la façon dont mes enfants jouent avec leur playmobil, je ne suis plus en train de vivre le moment. Il faut alors revenir aux sens.

Je respire et je découvre où est mon attention pour la ramener là où elle peut être plus efficace ou plus créative.

Ne pas rentrer dans le jeu

Les jeux de pouvoirs ou jeux de l’égo se jouent à plusieurs. Vous pouvez décider de ne pas rentrer dans le jeu. Si une personne fortement guidée par son ego vous provoque ou si votre enfant réactive quelque chose chez vous, vous pouvez choisir de rester centré au niveau du cœur.

Imaginez par exemple la personne comme un petit lapin blessé ou visualiser une photo de votre enfant bébé, vous prendrez ainsi un peu de recul.

Ouvrir le chakra du coeur

Le chakra du cœur est localisé au centre du torse, entre la poitrine. C’est le temple sacré de l’amour, l’endroit où nous donnons de l’amour et où nous en recevons.  Il agit sur notre capacité à aimer, donner, accepter…

  • Respiration et visualisation

Visualiser ou sentez une balle en verre de couleur verte magnifique dans votre poitrine. C’est le « chakra du coeur », le centre de votre énergie d’amour.

Balayer ce chakra du coeur des zones d’ombres, inspirez la lumière blanche, bloquez votre respiration et expulsez les impuretés de cette boule.

Illuminez entièrement le chakra du cœur et sentez son expansion dans votre poitrine avec de la chaleur. Continuez à respirer jusqu’à ce que la balle verte soit parfaitement transparente et sans tâche.

  • Postures de Yoga : Poisson, Tortue, Chandelle, Cobra et variantes, Arc et Arc, Chameau, toutes les postures qui ouvrent le thorax.
  • Huiles essentielles : ylang-ylang, rose, géranium.
Découvrir mes accompagnements

« Quand notre cœur a souffert, il met en place des sécurités qui nous empêchent de vibrer aux souffles imprévisibles de la vie. » F. Lenoir

Je vous propose d’aller plus loin soit pour faire fondre la gaine de cristal autour de votre cœur, soit pour enlever vos pelures d’oignon petit à petit. Pour retrouver votre capacité d’être présent, de communiquer, de s’émerveiller, pour se déployer et rayonner !

Pour cela je vous offre deux accompagnements :

  • « Se révéler grâce à votre parentalité »  pour mieux se connaître, ne plus s’occuper du regard des autres, pour apprendre à s’affirmer et à ouvrir son cœur. A travers ce programme, vous transformerez vos difficultés de parents en une formidable opportunité de croissance personnelle !
  • Un chemin de libération en profondeur : un accompagnement thérapeutique en Sophro-analyse pour libérer les noeuds de votre histoire, stopper les scénarios répétitifs de votre vie et des générations précédentes. Un chemin de réalisation pour être pleinement soi-même et devenir un modèle inspirant pour vos enfants !
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