Comment bien s’entendre avec ses amis et sa famille quand on a des enfants ?

Comment gérer quand on a des avis (très) différents en terme de parentalité entre amis ou dans la famille ou avec des inconnus ?

Est-ce que j’interviens et risque de créer un malaise ou est-ce que je me mets mes principes éducatifs derrière l’oreille et je me mords la langue pour ne rien dire ?

Comment pouvons-nous défendre notre enfant tout en évitant de marcher sur les pieds des autres ou de les offenser ?

Est-ce que ça vous arrive d’être surexcitée par vos découvertes en terme d’éducation. Moi, ça m’est arrivé. En plus, ce que je découvre marche. Alors je veux le partager avec tout le monde ! Mais au risque que les autres le prennent mal malheureusement…

Parfois aussi, on craint les conséquences négatives sur nos enfants si quelqu’un ne se comporte pas selon nos principes avec eux et on a envie de les protéger et d’intervenir très souvent.

Quand ça coince avec les grands-parents


Quand nous avons des avis différents en terme d’éducation, nous pouvons parfois avoir peur que le comportement des grands-parents ait des conséquences négatives sur nos enfants.

Un truc à savoir et qui peut être réconfortant : en tant que parents, nous sommes ceux qui ont, de loin, le plus d’influence. Et en fait, l’accompagnement que nous offrons au quotidien à nos enfants leur donne des billes pour qu’ils puissent nouer des relations avec toutes sortes de personnes qui ont des manières différentes d’être et de faire.

Nous ne sommes pas là pour les garder dans une bulle parfaite. Accompagnez les de manière bienveillante autant que vous le pouvez. Donnez leur un peu de votre confiance dans leur sac à dos. Offrez leur de la sécurité affective. Favorisez leur estime de soi. Remarquez leurs propres ressources, leurs propres compétences.

Et du coup, laissez les grands-parents faire ce qu’ils veulent. C’est bon. Si quelque chose était abusif, ce serait différent. Mais en général, nous pouvons avoir confiance que ces autres relations n’auront pas d’effet négatif.

Vous n’adhérez pas à tout mais ces relations font aussi partie de l’histoire de votre enfant. C’est à lui aussi d’apprendre de ces expériences si différentes soient-elles.


Quand on devient maman, on peut se sentir ultra vulnérable et très sensible à ce qui est dit sur notre façon de prendre soin de notre bébé. Et cela peut être particulièrement vrai avec les grands-parents. En plus, ils ont déjà élevé des enfants et tout ce que nous pouvons faire de différent peut donner l’impression de juger ce qu’ils ont fait. Et ils peuvent parfois mal le prendre.

Heureusement, il y a aussi des grands-parents qui me surprennent par leur ouverture d’esprit. Ce sont ceux qui disent : «Oh, je l’ai fait très différemment, mais c’est intéressant, et j’aime ce que j’apprends et je suis ouvert à cela. » J’espère être comme ça quand je deviendrais grand-mère un jour. Ouverte aux idées nouvelles et pas menacée par elles.

8 conseils pour garder de bonnes relations


Après cet aparté, spécial grands-parents, j’ai listé quelques conseils pour garder de bonnes relations avec sa famille et ses amis. Et pour ne pas se battre avec des inconnus au parc non plus. 😉

1. Ne dites rien. Ne jouez pas l’enseignante ou la moralisatrice. Par exemple, n evous lancez pas dans un grand discours pour expliquer au parent, dont le jouet du tout-petit vient d’être volé, que les enfants 2 ans ne comprennent pas le concept de partage et patati et patata….

Abstenez vous de préciser à la mamie que votre enfant est plus en sécurité quand on ne l’aide pas à monter sur l’échelle du toboggan parce que la motricité libre blablabli et blablabla….

Ne rentrez pas dans un exposé sur les choix plus créatifs de votre bébé quand on n’agite pas les jouets devant son visage.

2. Admettez simplement votre différence. Partagez votre enthousiasme à avoir appris plein de choses sur le sujet (l’écoute des émotions, l’éducation bienveillante, le fonctionnement du cerveau des tout-petits, la communication non violente, la psychologie positive ou bien …votre truc du moment.… ou je ne sais quoi).   Oui, je découvre et je vis des trucs chouettes avec mes enfants. Mais non, je ne suis pas madame je sais tout. Finalement, moi je me rends compte que j’ai l’habitude d’être différente, de ne pas faire partie de la norme et j’accepte tout simplement que nous soyons tous différents.

3. Attendez le bon moment pour discuter. Si vous voulez discuter d’éducation avec vos potes ou votre famille, envisagez de le faire tranquillement, bien avant ou bien après tout événement inconfortable qui pourrait avoir lieu. Ne partez pas dans une discussion sur vos principes éducatifs quand votre enfant et celui de vos potes viennent de se bagarrer. Non, ce n’est pas le moment ! Sinon vous allez faire un remake de « Petits meurtres entre amis ».

4. Restez juste vous-même. Résistez à la tentation de devenir plus laxiste en présence d’autres personnes ou au contraire plus autoritaire. Restez vous-même et vous pourrez inspirez les autres par votre capacité à communiquer de manière respectueuse avec votre enfant.

Si besoin, intervenez tranquillement. Par exemple quand quelqu’un s’adresse à votre enfant de manière un peu « brusque », intervenez pour faire entendre l’opinion de votre enfant : « demandons lui si ça l’intéresse de …, », « s’il est d’accord de…. »

Empêchez tranquillement que quelque chose dépasse les limites de votre enfant et donnez lui l’occasion de s’exprimer. Si votre enfant ne s’exprime pas, interprétez sa réaction : «Tu n’as pas l’air trop à l’aise. Je pense que c’est non pour le moment », puis tournez-vous vers l’autre personne. « On dirait qu’elle dit non. »

5. Faites confiance à vos enfants. Les enfants peuvent s’adapter aux différentes façons de faire des membres de la famille. Mais si l’enfant est amené à participer à une nouvelle activité, sans que son avis n’ait été consulté. Vous pouvez dire après coup à votre enfant « …il aurait du te demander d’abord »

6. Une autre situation fréquente à propos de laquelle on me pose des questions est lorsque quelqu’un demande à votre enfant de dire quelque chose. Soit de dire bonjour, soit de répondre à une question. Il peut s’agir d’un inconnu au supermarché ou d’un ami ou d’un membre de la famille.

Souvent, le parent se sent mal à l’aise dans cette situation.

Mais prenez conscience de la pression exercée sur l’enfant : la timidité, la surprise, l’inconnu, notre malaise, notre honte, notre impatience… Il peut être difficile pour un enfant de réussir à s’exprimer.

Dans ces situations, idéalement, je répondrais à cette personne moi-même après avoir donné l’occasion à mon enfant de s’exprimer.

Par exemple, quelqu’un lui dit: «Oh, comme tu es mignon. Quel âge tu as ?» Et mon enfant ne dit rien. Je respirerais. J’attendrais un moment et je dirais à la personne : «Eh bien, merci beaucoup. Il a 4 ans.»

7. Quand quelqu’un dit à mon enfant: « Ne pleure pas, ne sois pas fâché. » Ou, « Tout va bien. Tu n’as pas mal.» Je laisse parfois passer ça même si je ne suis absolument pas ok avec cette façon de nier les émotions de l’enfant.

Je laisse passer parce que mon enfant sait que je suis consciente de ses vraies émotions. Si j’interviens, cela ne fera que gêner encore plus mon enfant.

Mais il m’arrive de lui dire ensuite, «Tu as vu, Papi n’a pas écouté ce que tu as ressenti. Les gens sont parfois mal à l’aise lorsque les personnes qu’ils aiment ressentent des émotions fortes et c’est difficile pour eux. Ils n’ont pas appris à faire avec. »

Et parfois, en fonction de ma relation avec l’adulte et de la situation, je pourrais demander : « C’est difficile pour toi quand elle est en colère ? » En faisant ça, je reconnais aussi les sentiments de cette personne. C’est parfois possible. Rarement.

8. Passez du temps avec des parents qui partagent les mêmes valeurs éducatives que vous. Pour faire un peu le plein de votre réservoir ! 😉 ça fait du bien de temps en temps !

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En espérant vous voir bientôt. 😉

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